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 Petit sujet de réflexion.

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AuteurMessage
Arminius von Teutoburg



Messages : 72
Date d'inscription : 05/12/2014

MessageSujet: Petit sujet de réflexion.   Dim 14 Déc - 11:13

LES CAUSES
(Tiré d'un manuscrit en cours)


1. NATURELLES
La nature est capricieuse, et si les risques naturels sont parfaitement connus dans une région donnée, le moment de leurs déclenchements, leurs ampleurs et leurs conséquences sont imprévisibles. Si la plupart du temps, ils sont heureusement anodins ou gênants, ils peuvent aussi tourner en catastrophes (Nîmes, Vaison-la-Romaine). L’intensité des dégâts humains est étroitement liée à la concentration des habitations dans les zones dangereuses. Cependant, avec quelques précautions, il est possible de limiter leurs effets en évitant de trop s’y exposer ; la plus importante est la connaissance des lieux, il est facile de se renseigner. Hélas, devant l’urgence à se loger, le manque de logements, de temps ou tout simplement parce qu’on n’y pense pas, font qu’on néglige de s’informer.
Cas de figure : vous souhaitez acquérir un terrain à bâtir ou une maison, vous vous adresserez donc à un propriétaire, une agence ou un promoteur, si beaucoup sont honnêtes, certains sont peu scrupuleux et vous vendront ou vous loueront le plus cher possible, sans vous avertir des dangers probables propres à la région, ou les minimisant : soyez sur vos gardes. À l’inverse, méfiez vous, tout autant, des affaires trop bon marché : elles peuvent comporter des vices cachés.
Ne jamais croire les :
— Ça arrive rarement !
— C’est exceptionnel !
— On n’a jamais vu ça !
— Ça n’est pas arrivé depuis… la dernière fois.

À cet effet, prenez en considération le caractère sporadique d’un événement, même si la moyenne de ses répétitions est très espacée dans le temps, il peut brusquement changer de rythme.

Donc, avant toute opération, il vaut mieux consulter une carte de la région pour se faire une idée de l’orographie et de l’hydrographie environnantes. Puis, procurez-vous une carte au 1/50 000, voire au 1/25 000 afin de connaître la topographie exacte de votre futur lieu de résidence, vous déterminerez ainsi les zones inondables, les terrains instables, la présence de carrières souterraines ou de mines, enfin tout ce qui peut compromettre votre sécurité. Ces informations seront éventuellement complétées et affinées par une carte géologique. De même, les archives communales et régionales apporteront des renseignements complémentaires très utiles. Renseignez vous également,  auprès de la chambre des métiers sur le sérieux de l’entrepreneur que vous aurez choisi, car la qualité de la construction est aussi importante que son implantation.
Il est rarement possible de prendre de telles précautions quand on doit se loger à proximité du lieu de travail, car on fait plutôt appel à la location. Parfois, quelques uns peuvent investir en espérant voir fructifier leur capital durant leur période d’activité tout en jouissant d’une habitation. Ces perspectives dues aux contraintes professionnelles ne permettent pas toujours le choix du site ; s’il comporte des risques… Peut on les accepter et dans quelles limites ? De toutes façons, on ne peut tout prévoir !
Dans bien des cas, à cause du caractère inattendu de ces phénomènes, on ne peut quitter définitivement la région, ni anticiper son départ à titre préventif ; malgré tout, on peut cependant, sinon les prévenir, en limiter les effets.

Il est dans la nature humaine de s’habituer à vivre au voisinage du danger et c’est là le plus grand péril, car avec le temps on devient insouciant des risques que l’on encourt.


I AVALANCHES, COULÉES DE TERRE OU DE BOUE
Causes :
— instabilité des sols ;
— accumulation de couches successives de neige ;
— déclanchement accidentel par l’imprudence de promeneurs ;
— redoux ;
— pluies importantes ininterrompues ;
— ravinements dus aux pluies ;
— secousses sismiques ;
— vents violents ;
— onde sonore (cris).

Effets :
— ensevelissement de maisons et de personnes ;
— destruction des édifices ;
— aérosols glacés avec les avalanches de neige : parfois décès par asphyxie.
— décès par chute de pierres.
— projections et dépôts importants de poussières.
— noyade par coulée de boue.

Préventions :
— installation de pare-avalanches ;
— ne pas construire dans les couloirs d’avalanches, y stationner, ou y camper ;
— ne pas se réfugier dans les creux.

Les effets des avalanches de neige ou de pierres pourraient être considérablement atténués si les maisons étaient construites en opposant un de leurs angles à la plus forte pente, comme les avants-becs ou gardes des piliers de pont divisent la force du courant. Il est curieux que les architectes ne recommandent pas cette disposition, et que les législateurs ne l’imposent pas.


II INCENDIES
Bien que 80 % des incendies soient d’origine humaine, ils se déclenchent parfois spontanément, c’est pourquoi nous les traitons dans les risques naturels.
Causes :
— foudre ;
— feu de forêts ;
— explosion d’hydrocarbure ;
— inflammation d’huile de friture ;
— négligences domestiques ;
— réchauds ou appareils électriques défectueux (manque d’entretien) ou vétustes ;
— mauvaise utilisation de ces appareils ;
— pyromanie ;
— inflammation spontanée de matières pulvérulentes (grain, poussières végétales, poussières de charbon).

Effets :
— chaleur ;
— flammes ;
— fumées, ce sont elles qui font le plus de victimes.

Préventions :
— paratonnerre ;
— s’équiper en extincteurs, les faire vérifier régulièrement et remplir après usage ;
— s’équiper en moyens lourds de lutte contre le feu (réservoirs, tonnes à eau ou citernes, pompes adéquates) ;
— connaître les techniques de lutte faciles à mette en œuvre par un particulier (se renseigner auprès des pompiers, participer activement aux formations dispensées dans les entreprises) ;
— vigilance domestique (contrôles fréquents et mises aux normes des appareils et installations électriques, réparation ou remplacement de tout ce qui est défectueux ;
— pas d’habitation, ni de feu à moins de 200 mètres d’une lisière ;
— ne pas emprunter les ascenseurs ni les escaliers, leurs cages sont de véritables cheminées.

III INONDATIONS
Causes :
— zones humides ou inondables (marais, fondrières, sols spongieux, terres basses et celles dont l’altitude est inférieure au niveau des hautes eaux ou de la mer) ;
— crues importantes et incontrôlables après de fortes pluies ;
— fonte rapide et prématurée des neiges (redoux, printemps précoce) ;
— association des deux ;
— débordements ou reprise de leur ancien lit par les cours d’eau ;
— ruptures de digues ou de barrages naturels ou artificiels ;
— purges saisonnières de barrages ;
— marées exceptionnelles.
— tsunami ;
— systèmes d’évacuation des eaux (drains, puisards, caniveaux, canaux, égouts) mal conçus, insuffisants, obstrués ou obsolètes ;
— imperméabilisation des sols par l’urbanisation : goudronnage ou bétonnage du moindre chemin, des cours ;
— embâcles.

Effets :
— en terrain montagneux : crues rapides, brutales et dévastatrices de peu d’étendue, décrues rapides ;
— en plaines : crues plus lentes de très large étendue (parfois toute une région est touchée), la hauteur atteinte par les eaux est généralement moindre qu’en terrain accidenté, décrue progressive ;  
— destruction des édifices par la force de l’eau  (effet bélier) ;
— noyades humaines et animales ;
— dégradation due à l’immersion ;
— dépôts de boue après le retrait des eaux ;
— épidémies dues à la décomposition de cadavres ou véhiculées par l’eau (choléra, typhoïde).

Préventions :
— si le phénomène est connu, le niveau maximum atteint par la montée des eaux, l’est aussi. Il faut donc essayer de s’établir au dessus, à cet effet la recherche des zones inondables de la région est facilitée par l’étude des cartes à petite échelle sur lesquelles figurent les courbes de niveau ;
— quand on fait construire, appliquer la même recommandation pour orienter la bâtisse afin de résister aux avalanches ;
— en plaine alluviale exposée, il est préférable de construire les maisons sur pilotis ou quand cela est possible, d’habiter les étages plutôt que le rez-de-chaussée ; dans ces régions les habitations sont en général dépourvues de cave, dans le cas contraire on évite d’y entreposer des denrées périssables ou craignant l’humidité ;
— on voit souvent des images montrant des gens réfugiés sur les toits pendant que l’eau continue à monter, l’urgence de leur situation est parfois dramatique. On s’évite ces déboires par la possession d’une embarcation dont la taille et le poids doivent permettre, à une personne seule, de la soulever à bras et de la passer par les ouvertures de la maison. Faire en sorte de pouvoir en disposer à tous moments : si elle est bloquée au fond de la cave ou du garage rendus inaccessibles par l’eau, elle est inutile. C’est pourquoi, il vaut mieux la remiser au grenier, on pourra toujours la descendre par l’escalier, la sortir par une fenêtre de l’étage ou une ouverture du toit, d’où l’intérêt de sa taille réduite.
Une fois à bord, quand le courant est très violent ou la terre ferme trop éloignée, il vaut mieux attendre sur place la venue des secours, amarré à tout corps solide émergeant (cheminée, arbre) ;

L’amarre doit rester à poste sur le bateau, même lorsqu’il est hors service.

Ajouter un sac contenant quelques équipements de secours (bâche, lampe torche étanche + piles, gilets ou brassières de sauvetage, vêtements chauds et de pluie).
Tout comme on évite de résider trop près d’un cours d’eau, on s'abstient d’y camper.
— vaccination ;
— incinération des cadavres d’animaux. Quand il y a risque de contamination, l’inhumation des cadavres humains n’est pas recommandée, se pose alors des problèmes moraux liés aux convictions de la parenté. La sécurité collective doit primer ;
— stériliser l’eau à usage alimentaire par ébullition ou agent chimique (chlore, sels d’argent, iode).

IV INTEMPÉRIES
Phénomènes familiers et anodins la plupart du temps ; mais quelquefois, les éléments se vengent en prenant des proportions anormales, survenant là où on s’y attend le moins ou en se manifestant un peu en dehors de ce qui est convenu par le calendrier. Certains trouvent incongrus la neige ou le gel en hiver et la canicule en été, parce que d’habitude…  
Dans les régions exceptionnellement sujettes à ces phénomènes, les services publics sont en général sous-équipés en matériels de lutte efficaces.

Pluies diluviennes.
Inondations (embâcle)

Chutes de neige importantes
Causes :
— changements brutal du temps ;
— micro-climat ;
— erreurs de prévision météorologique (sous-estimation).

Effets :
— congères ;
— voies de communication bloquées : routes, voies ferrées ;
— lignes téléphoniques ou électriques aériennes rompues ;
— toitures endommagées ou détruites ;
— services de voirie débordés.

Préventions :
— équiper son véhicule (Voir plus loin) ;
— approvisionner et équiper son domicile. (À ce sujet, s’inspirer de la liste placée en tête d’ouvrage.) ;
— dans les régions à fort enneigement annuel, les toitures sont plus pentues et ont une charpente plus forte.

Foudre, orage
Causes : décharge électrique d’un à plusieurs millions de volts.

Effets : électrocution, démarrage d’incendie, destruction des appareils électriques.

Préventions :
— paratonnerre ;
— débrancher les appareils électriques ;
— fermer toutes les ouvertures de la maison pour ne pas créer de courants d’air.

Froid intense inhabituel
Il survient parfois après d’importantes chutes de neige, augmentant leurs effets et rendant leur déblaiement difficile. Il dure de quelques jours à plusieurs semaines.

Causes :
— anomalie climatique.

Effets :
— verglas. Il rend la circulation automobile et piétonne incertaine et dangereuse : accidents, chutes (membres fracturés) ;
— gel des voies d’eau bloquant la navigation fluviale, des canalisations : aqueducs, égouts (plus rarement), des plans et réserves d’eau : piscines, citernes. En gelant l’eau se dilate et arrive à briser son contenant, au dégel cela crée des fuites importantes provoquant des dégâts que l’on remarque trop tard ;
— chauffage des intérieurs insuffisant, car normalement prévu pour des températures moins basses et défaut d’isolation des murs.

Préventions :
— déblayer la neige ;
— ne pas mouiller (lavage) les sols revêtus ;
— sablage et salage de ces sols ;
— ne sortir que par nécessitée ;
— porter des crampons à glace sous ses chaussures ;
— s’équiper en vrais vêtements chauds, ne pas sacrifier le confort au profit de l’élégance ;
—  isoler les conduites d’eau : alimentation et vidanges.

Tempête
Causes :
— vents très violents en rafales.

Effets :
— tuiles arrachées ;
— toitures s’envolant ;
— chutes de branches ou d’arbres.

Préventions :
— toiture, fixer les chevrons de la charpente par des crochets scellés dans les murs de soutien ;
— ne pas sortir inutilement à cause des chutes de tuiles, de cheminées, de tôles (ce sont de vrais couperets) ;
— haubaner fermement tout ce qui peut être arraché par le vent.

Tornade, ouragan, cyclone
Causes :
— rencontre de vents très chauds avec des vents très froids

Effets :
— comparables à ceux des tempêtes en plus violents ;
— spirale de vent (tornade) plus ou moins forte aspirant tout sur son passage. > 300 kms/h

Préventions :
— faire en sorte que la maison soit à une distance égale ou supérieure à la hauteur des arbres les plus proches, ainsi en cas de chute, ils ne tomberont pas dessus.

Canicule
Cause :
— été torride à T° de plusieurs degrés au-dessus de la normale pendant plusieurs jours d’affilé, dont les nuits ne descendent pas au-dessous de 20 °C.

Effets :
— coup de chaleurs, surtout chez les personnes fragiles (malades, enfants en bas âge, vieillards), certains métiers ;
— déshydratation ;

Préventions :
— eau de boisson en abondance ;
— rester à l’ombre ;
— rechercher les lieux frais (climatisés).

V  SÉISMES
Parfois dévastateurs, ils se résument bien souvent à quelques secousses sans gravité ne provoquant que peu de dégâts. Attention, elles peuvent aussi être les signes avant-coureurs de chocs de grande amplitude.

Causes :
— rupture soudaine d’équilibre entre les plaques tectoniques en un point nommé foyer, il se situe à une grande profondeur du sous-sol, mais inférieure à 700 kilomètres. En surface, à son aplomb se trouve l’épicentre où se manifeste la plus forte activité. Les secousses succédant à la première sont appelées répliques. Leur intensité et leur fréquence sont variables (croissantes ou décroissantes), et prévisibles sans pour autant que l’on sache le moment exact de leur venue ;
— activité volcanique.

Effets directs :
— bouleversement important du terrain ;
— crevasses ;
— destruction partielle ou totale de l’habitat ;
— destruction d’édifices sensibles : centrale nucléaire, ponts ;
— voies de communication coupées : routes, voies ferrées, lignes téléphoniques ;
— ruptures de conduites d’eau, de gaz, de lignes électriques.
Effets secondaires :
— inondation par rupture de barrage, ras de marée en zones littorales (tsunami) ;
— avalanches ;
— incendies : fuites de gaz ou d’hydrocarbures mises à feu par courts-circuits à cause de lignes électriques arrachées ;
— destruction des réserves alimentaires ;
— épidémies ;
— dégâts humains importants : blessés, morts.

Préventions :
Avant :
— ne pas accrocher ou entreposer en hauteur des objets lourds qui risquent de blesser quelqu’un par leur chute ;
— renforcer la fixation du ballon d’eau chaude (cumulus) par un ceinturage scellé dans le mur et le soutenir par une barre d’appuis horizontale ou un pied ;
— doubler l’intérieur des murs par des panneaux de contre-plaqué pris en sandwich avec du plâtre. Lorsqu’un mur en béton armé se brise, les fragments reliés entre eux par le ferrage de l’armature ne peuvent se dissocier et l’ensemble prend des formes anarchiques, il faut alors couper le treillage métallique à l’aide d’un chalumeau oxhydrique ou plus lentement à la scie à métaux. Les briques, les pierres ou les parpaings des autres murs se désolidarisent et s’enchevêtrent avec les boiseries de l’édifice rendant le déblaiement long et fastidieux. Ces panneaux permettent une meilleure cohésion et grâce à leur relative élasticité limitent ces inconvénients. Les fragments sont certes plus lourds, mais ils peuvent être plus rapidement enlevés par des moyens de levage. Risquant moins de se briser quand un de leurs côtés est en appuis, leur plus grande surface peut protéger des victimes de l’écrasement ;
— acheter une table à plateau épais et à pieds solides, ou mieux la faire ou la faire réaliser en bois et maçonnerie. L’idéal est l’ecke-bank des Allemands, les bancs constituent des coffres dans lesquelles peuvent être entreposés des vivres et des équipements. Faire en sorte qu’ils s’ouvrent sur le dessus et frontalement ; au cas où les ouvertures supérieures sont rendues inaccessibles par la chute d’objets pesants, pour pouvoir encore atteindre leur contenu. Sous la table, il est prudent d’aménager une trappe ouvrant sur des tunnels d’évasion débouchant à une distance suffisante de la maison afin que leurs issues ne soient pas obstruées par l’éboulement des murs (cf. illustr. p. 000). Cette table forme un abri solide où se réfugier dès les premières secousses. Bien construit, il résiste au poids d’une maison de deux étages. Même enseveli sous les gravats, il est possible de s’en échapper grâce aux tunnels, ou d’aller chercher les victimes inconscientes. Hélas, il n’est réalisable qu’au rez-de-chaussée ; toutefois, s’abriter sous un meuble suffisamment solide pour résister à l’écrasement est une protection efficace d’urgence. Cette pratique est courante au Japon, car les tremblements de terre y sont fréquents.
Pendant :
— ne pas sortir ;
— ne pas emprunter les ascenseurs ;
— se coucher au sol ;
— se réfugier dans l’angle formé par deux murs, sous une table ou un bureau solides (cf. ci-dessus), dans une cave : à condition d’être sûr de pouvoir en sortir dès la fin du cataclysme (cf. CONFLITS : Bombardements) ;
— se protéger la tête avec un vêtement épais, un oreiller, un casque.
Après :
— s’éloigner le plus rapidement possible de l’épicentre entre deux répliques.

VI  AFFAISSEMENTS DE TERRAIN
Causes :
— terrains instables ;
— effondrement ;
— sous-sols minés (exploitation de minerais, grottes, cavernes, souterrains, fondis).

Effets :
— glissements de terrains entraînant les maisons ;
— venue à jour de fondis (ou fontis) ;
Certaines roches tendres ou solubles (craie, gypse) sont petit à petit entraînées ou dissoutes par les eaux souterraines (cours d’eau, nappes phréatiques), créant des vides dans le sous-sol qui peuvent atteindre plusieurs milliers de mètres cubes. Lorsque la voûte de ses cavernes devient trop fragile, elle se rompt, provoquant des éboulements en surface en forme d’entonnoir, quelquefois de très grand diamètre ;
— maisons dangereusement endommagées ou détruites ;
— maisons ensevelies.

Préventions :
— étude du terrain par une lecture approfondie des cartes à petite échelle de la région, des cartes géologiques, voire du plan cadastre de la commune.
— consultation des archives municipales, régionales et des journaux locaux ;
— se renseigner auprès des habitants les plus anciens, de l’Inspection générale des Carrières  en région parisienne (cf. : Adresses utiles, en fin d’ouvrage) ;
— injection de béton dans les anfractuosités si leur volume n’est pas trop important. Cette technique donne des résultats immédiats assez satisfaisants, mais si le terrain ne se stabilise pas, il faut y recourir souvent, d’où une dépense considérable à la longue ;
— piliers de soutien allant en profondeur jusqu’au terrain stable.

VII   ÉRUPTION VOLCANIQUE
Une éruption volcanique comporte théoriquement trois phases dont la durée et l’intensité sont variables et imprévisibles. Parfois, il n’y a aucune période transitoire entre elles ; ou, la chronologie n’est pas respectée, on passe directement de la première à la troisième. Dans ce cas, il faut rester vigilant, car ce peut être le signe d’une future éruption plus brutale.
1. Phase prévolcanique :
— grondements souterrains (comparables à ceux d’orages lointains), dans et au voisinage du cratère ;
— petits séismes ;
— variation de la pente des flancs du volcan.
2. Phase paroxysmique (éruption) :
— rejet de matières volcaniques.
3. Phase postvolcanique :
— fumerolles ;
— geysers ;
— sources d’eau chaude.

Causes :
— remontée en surface de lave et de gaz brûlants provenant du magma, à travers les fissures de l’écorce terrestre, entre les plaques et aux endroits où elle est la plus mince ;
— activité permanente ;
— réveil brutal de l’activité après une longue période de sommeil ou d’activité réduite.

Effets :
— séismes ;
— explosion du cratère ou naissance de cratères secondaires. Souffle dévastateur > 1 000 km/h. T° > 300 °C ;
— chute de bombes (pierres volcaniques de quelques centimètres à plusieurs mètres de diamètre) projetées à des vitesses  > 700 km/h) ;
— coulée de lave. La lave : roches en fusion entre 800 à 1 300 °C. Vitesse d’écoulement selon pente et viscosité, en moyenne 10 à 20 km/h ;
— pluie de lave incandescente ;
— pluie acide ;
— nuée ardente ou coulée pyroclastique (mélange de cendres, de gaz brûlants et de pierres et poussières volcaniques). Phénomène particulier aux volcans explosifs de type peléen (Montagne Pelée), V > 700 kms/h. Gaz à 150 °C ;
— nuée de cendres (ibidem), ce sont en réalité de très fines particules minérales, de ce fait leur accumulation représente un poids capable d’effondrer les toitures. Inhalées, ces particules combinées à l’humidité des poumons forment un ciment empêchant la respiration, les victimes meurent d’étouffement (Pompéi, Herculanum).
— fumerolles : émission de gaz toxiques ;
— solfatare (dépôt de souffre par jaillissement de gaz sulfureux) ;
— lares : coulées de boue plus ou moins chaude provoquées par l’action de la pluie sur les dépôts de cendres ;
— incendies allumés par la lave ou les cendres chaudes ;
— tsunami.

Préventions :
— s’éloigner de la zone dangereuse ou se préparer à l’évacuer, dès les premiers signes de reprise d’activité ;
— parfois, il est possible de détourner (temporairement ou définitivement) les coulées de lave, en mettant en œuvre des moyens énormes ;

Tsunami
Causes : séismes sous-marins, explosions volcaniques (parfois à des milliers de kilomètres de là), chutes de terrains ou de portions de glacier dans l’eau.

Effets :
— lames déferlantes pouvant mesurer plus de 30 m de haut, dévastant tout sur ses passages aller et retour. À les mêmes effets qu’une crue brutale.

Préventions :
— se réfugier sur les hauteurs.

VIII  ANDÉMIES
Ce sont des épidémies qui touchent les régions dévastées par un cataclysme (séisme, inondation).

Causes :
— maladies infectieuses dont le développement et la propagation sont favorisés par les circonstances ;
— vecteurs de propagation : air, eau, animaux (puces : peste, moustiques : paludisme, dengue, chikunguya, mouches, rat (rage, tularémie, spirochétose), hommes, cadavres ;
— insalubrité de l’environnement, de l’habitat ;
— manque d’hygiène et méconnaissance de ses règles ;
— promiscuité ;
— surpopulation ;
— imprudence ;
— insuffisance des secours (matériel, effectifs réduits), des moyens de lutte et de prophylaxie (vaccins) ou impossibilité de les acheminer en temps et en nombre.

Effets :
— malades en grand nombre. Les personnes les plus vulnérables sont les premières touchées (jeunes enfants, vieillards, personnes déjà atteintes d’une pathologie) ;
— mortalité importante.

Préventions :
— application des règles élémentaires d’hygiène ;
— vaccinations. Attention, pour certaines maladies, il n’existe pas de vaccins ;
— destruction des insectes et animaux nuisibles ;
— quarantaine ;
— incinération des cadavres ;
— stérilisation ou désinfection de l’eau.

RÈGLES COMMUNES
Dès que possible, couper à titre préventif : eau, gaz et électricité.

Éviter d’aller voir de trop près, c’est souvent parmi les badauds qu’il y a le plus de victimes.

Ne pas se réfugier près, sous, dans ce qui peut être emporté par les éléments (voitures, caravanes, bungalows) ou écrasé par la chute de matières pesantes : rocher, arbres, pan de murs.

Éviter les creux pouvant être comblés.

2. HUMAINES
I DÉFAILLANCES.
Elles sont de deux ordres : humaines et techniques et résultent souvent l’une de l’autre.

Barrage de retenue
Causes :
— défauts de construction : structure trop faible, ciment trop pauvre, mauvaise étude géologique des terrains supportant l’édifice ;
— lâchés périodiques, vidanges d’inspection sans avertissement de la part des exploitants ;
— défauts de balisage et d’annonce.

Effets :
Les mêmes que ceux des inondations.
— mur d’eau dévastant tout sur son passage.

Préventions :
— en certaines saisons, éviter les activités (promenades, pêche) sur les berges du cours, en aval du barrage. Cela peut paraître ridicule, mais se munir d’un gilet de sauvetage n’est pas une précaution inutile, surtout qu’il existe des gilets de pêche qui comportent cet équipement dans la doublure ;
— ne pas s’y aventurer seul sans connaître les lieux et ses dangers, sans savoir nager, sans avoir prévenu de ses intentions.
— ne pas s’y adonner quand on procède aux vidanges. En principe, on devrait en être averti par signalisation et par annonces (affichages, haut-parleurs), dans le cas contraire, se renseigner auprès des autorités : mairie, police, gendarmerie ;
— respecter les interdictions de passage provisoires ou permanentes.

Centrale nucléaire
Causes :
— relâchement général du à la routine ;
— prestataires de services dont le personnel est incompétent, insuffisamment formé ou totalement profane ;
— démotivations des employés (salaires, possibilités de promotion) ;
— défaut de surveillance ;
— défaut d’entretien ;
— minimisation des risques ;
— non respect des règles de sécurité ;
— vétusté.

Effets :
— destruction partielle ou totale de la centrale ;
— fuites de combustible ;
— contamination radioactive. Elle n’est malheureusement pas localisée, car le vent se charge de la disperser et de la propager sur de très grandes distances, parfois plusieurs milliers de kilomètres. Par bonheur, son intensité diminue avec l’éloignement.

Préventions :
— abris ;
— prise préventive de comprimés d’iode pour saturer la thyroïde, ils sont en principe distribués par les autorités dès qu’il y a risque de contamination ;
— équipements de protection N. R. B. C. ;
— ne pas consommer les aliments provenant du voisinage des centrales, et plus particulièrement ceux en contact direct avec l’eau de refroidissement des réacteurs : arrosage (fruits et légumes), culture humides (cresson), rejets de déchets en mer mal contrôlés (tous les végétaux et animaux aquatiques) ;
— ne pas se baigner dans ces zones ;
— ne rien toucher ni ramasser sans protection, voire même ne pas s’en approcher. En cas d’accident grave, quand l’ordre d’évacuer est donné, ne rien emporter, même les objets familiers auxquels on tient tant ; ils peuvent être dangereusement contaminés et leur contact causera des irradiations invalidantes ou mortelles, mieux vaut les abandonner. Si on est isolé, un certain nombre d’ustensiles est indispensable, on peut les décontaminer en les lavant à l’eau courante, la difficulté est de les saisir puis de les manipuler en toute sécurité ; de simples gants en caoutchouc (gants à vaisselles) offrent une protection suffisante, à condition qu’il ne soient pas eux-mêmes radioactifs.

Catastrophe aérienne
Causes :
— dérèglement ou perturbation des instruments de vol ;
— intempéries : orage, foudre, grêle, tempête, brouillard (mauvaise visibilité) ;
— défaut d’entretien ;
— vétusté de l’appareil ;
— imprudence ou fanfaronnade (rase-mottes, acrobaties).

Effets :
— écrasement de l’appareil ;
— aéronef endommagé ou détruit ;
— incendies par explosion du carburant ;
— destructions sur et autour du point de chute (habitat, environnement), parfois aggravées par la nature de la cargaison ;
— victimes (blessés, tués) parmi l’équipage, les passagers, la population autour du point de chute.

Préventions :
Pilotes et appareils sont en principe soumis à des règles et des contrôles de sécurité très stricts.
— visites médicales régulières, examens de la vue, limite d’âge ;
— révisions techniques fréquentes ;
— liste des vérifications à faire avant chaque vol.
Parfois, les pilotes privés (pilotes de brousse) échappent aux vérifications en vigueur quand ils sont éloignés des administrations qui en sont chargées.
Le caractère totalement imprévisible des accidents d’aéronefs en temps, lieux et fréquence, ne permet pas de prendre d’autres dispositions préventives efficaces pour s’en protéger.
L’ampleur des dégâts est liée à la taille de l’appareil et au site. Seules leurs conséquences sont gérables, car similaires à celles d’autres désastres.

II  CONFLITS
Bombardements conventionnels et N. R. B. C.
Causes :
— attaque aérienne ;
— tir d’artillerie ;
— missiles.

Effets directs :
Comparables à ceux d’un tremblement de terre, mais très localisés, à l’exception des armes N. B. C. dont les effets se dispersent et se propagent par l’eau et l’action du vent.
— destruction massive des immeubles (effets brisants et de souffle) ;
— blessés et tués en grand nombre ;
— incendies (bombes incendiaires) ou mise à feu de matières inflammables par les effets des explosions ;
— gazage des populations par armes chimiques ;
— épidémies dues aux armes bactériologiques ;
— chaleur et lumière intenses du flash nucléaire.

Effets secondaires :
— retombées radioactives ;
— radioactivité résiduelle ;
— épidémies dues à la décomposition des cadavres ;
— handicapés, mutilés et personnes irradiées ;
— les mêmes qu’après un séisme.

Préventions :
— éviter de résider à proximité d’installations militaires stratégiques (bases aériennes, villes de garnison, ports) ou au voisinage d’édifices civiles sensibles (barrages de retenue, centrales électriques thermiques ou pire nucléaires, gares, ports, raffineries, réserves d’hydrocarbures, ponts, aéroports, usines) et d’une manière générale les zones urbaines importantes ;
— masque à gaz ;
— combinaison N. R. B. C. ;
— abris.
Les caves et les abris souterrains sont dangereux quand ils sont dépourvues de tunnels d’évasion ou qu’ils ne communiquent pas entre eux d’un immeuble à l’autre (mitoyens et de l’autre coté de la rue), car quand il n’y a qu’une seule issue, elle peut être obstruée par des éboulis, rendant toute fuite impossible en cas d’inondation. Ils favorisent aussi l’accumulation et la stagnation des gaz toxiques plus lourds que l’air : gaz carbonique, gaz de ville, gaz de combat.

Un abri ne doit jamais se transformer en piège mortel.

III  ÉMEUTES
Causes :
— manifestation qui dégénère ;
— dégradation sociale ;
— exploitation, manipulation et récupération politique de la misère (famine, chômage, précarité) ;
— agit-prop ;
— fanatisme religieux ;
— instabilité, incompétence, impuissance ou complicité de l’État, des institutions ;
— déficience des forces de l’ordre.

Effets :
— destruction de la propriété privée (voiture, commerce, habitat, etc.) ;
— pillage ;
— violence individuelle ou collective ;
— agression armée ou non ;
— viol ;
— meurtre.

Préventions :
— éviter les villes ;
— éviter d’être mêlé à une manifestation ou d’y être entraîné (badauds, participants).
— fermer solidement portes et fenêtres (volets), préférer une porte pleine à une porte vitrée, une devanture en maçonnerie à une vitrine ou la protéger par un rideau de fer. Les libres-services, les bijouteries, les commerces de luxe et de bouche sont fréquemment la cible des émeutiers, équiper les entrées de ces établissements de sas de sécurité comme ceux des banques ou de portes à fermeture automatique commandés à distance. Mise à part une organisation spontanée, une manifestation doit être déclarée en indiquant l’itinéraire, la date et l’heure ; par conséquent, la mise en place de ces protections peut se faire avant son passage, en débordant largement de part et d’autre du trajet (rues adjacentes et parallèles) ;
— écouter régulièrement les informations diffusées par les médias (radio, télévision).

IV  PRÉDATION
Causes :
— paresse ;
— malhonnêteté ;
—  sentiment d’impunité des agresseurs ou impunité réelle due à la lâcheté et la défaillance des institutions ou la déficience,  la corruption des forces de l’ordre.

Effets :
— vol ;
— viol ;
— crime crapuleux.

Préventions :
— malheureusement peu de solutions légales ; même la légitime défense dont la pratique est volontairement floue.

APRÈS LE CATACLYSME

Ne pas tout attendre des secours, car selon les circonstances, ils peuvent tarder, arriver quand tout est fini ou ne jamais venir. Dans bien des cas, l’action immédiate des personnes directement confrontées aux catastrophes a permit d’en limiter les effets. Par conséquent, il vaut mieux se prendre en main et réagir le plus tôt possible. C’est vrai, le plus souvent, les moyens manqueront, mais on doit essayer de faire avec ce que l’on a, plutôt que de ne rien faire du tout. Avec de l’ingéniosité on trouve toujours comment remplacer la plupart des choses qui manquent, bien sûr tout n’est pas réalisable.

Conduite à tenir :
— se signaler ;
— évaluer l’ampleur du désastre ;
— organiser les secours ;
— accueillir, réconforter ou soigner les rescapés ;
— chercher ou construire un abri provisoire ;
— nettoyer et assainir les lieux ;
— se préoccuper de l’eau potable ;
— estimer les dégâts matériels et humains ;
— recenser ce qui peut être sauvé ;
— inventorier les compétences, le matériel utilisable et les vivres consommables disponibles.
— rassembler et parquer le bétail égaré, soigner les bêtes malades ou blessées, voir comment les nourrir, abattre celles qui sont contaminées ou dangereuses. Les animaux agressifs ne le sont peut être que parce qu’ils ont peur, pour eux aussi la situation est anormale et ils se méfieront des personnes qu’ils ne connaissent pas. Attendre qu’ils se calment ou qu’ils se réapprivoisent, s’il n’y a pas amélioration rapide du comportement : s’en débarrasser ;
— remettre en état ce qui peut l’être sans moyens lourds ;
— explorer les alentours pour voir ce qu’on peut en tirer (ressources alimentaires, épaves, objets divers) et s’ils ne comportent aucun danger direct ou indirect pouvant atteindre la zone où l’on se situe ou quand on les traverse.

Préparer l’avenir
Partir : pourquoi, où, quand, comment ?
Rester provisoirement ou définitivement ?
Consolider et agrandir l’abri provisoire, puis l’installer et l’aménager pour y résider durablement ; si nécessaire : en changer pour un autre plus sûr, plus grand ou mieux situé.

Organiser l’existence : couchage, repas, hygiène (feuillées), tour de garde (prédation humaine et animale).

En cas de cataclysme majeur d’ampleur continentale ou planétaire, il faudra probablement des années avant que faune et flore se reconstituent. C’est pourquoi, il ne faut pas fantasmer sur l’après : on va survivre au cataclysme, mais on mourra de faim en peu de temps.

ÉQUIPER SON VÉHICULE
En toutes saisons
Lot de bord fourni par le constructeur :
— roue de secours ;
— cric ;
— clé pour les écrous des roues.
Lot de bord imposé par la législation :
— boîte d’ampoules de rechange pour feux de position et phares ;
— gilet ;
— triangle.
Lot de bord personnel :
— jeu d’outils nécessaire aux réparations courantes ;
— lampe torche ;
— pelle ;
— nourrices (eau distillée pour batterie, eau pour le radiateur, 5 ou 10 litres de carburant) ;
— papier hygiénique ;
— courroie de ventilateur ;
— jeu de bougie de rechange ;
— clef à bougie ;
— 10 mètres de corde ou mieux, barre de traction ;
— quelques mètres de fil de fer.
En hiver
— pneus-neige et/ou chaînes ;
— de quoi préparer des boissons chaudes (soupe, thé, café en sachet) ;
— eau, il n’est pas toujours possible d’en tirer de la neige, encore faut-il qu’il y en ait ;
— réchaud de camping + 1 cartouche de gaz de rechange, sans oublier les allumettes ;
— alimentation de secours : sandwiches (uniquement pour de longs trajets), biscuits, pain d’épices, chocolat ; ces derniers se conservant mieux, ils peuvent séjourner quelques temps dans le véhicule ;
— couvertures (1 par personne embarquée), à disposer sur les sièges comme des plaids ;
— ne pas allumer le chauffage si arrêt prolongé et ouvrir légèrement les glaces malgré le froid, cela évite les décès dus au gaz d’échappement.
— vêtements chauds (on a tendance à peu se couvrir en raison du chauffage du véhicule)
— chaussures de marche, patauger dans la neige en chaussures de ville n’a rien d’agréable.
 
Dans les deux cas de l’eau potable et des vivres.

ÉQUIPER SON DOMICILE
Il est vital de compléter et/ou de modifier les aménagements standards qui équipent ordinairement les habitations.

MAISON ISOLÉE
En toutes circonstances.
Les alentours :
— selon les dimensions du terrain, couvrez (le plus largement possible) le périmètre immédiat de la maison avec du gravier : il est quasiment impossible d’y marcher sans faire de bruit.  C’est un signal d’alarme rudimentaire très difficile à désactiver. Il vous avertira de l’arrivée d’intrus.

Fermetures :
— faites installer des portes blindées à tous les accès principaux de votre maison, sans oublier ceux communiquant avec les dépendances (garage). Munissez-les de serrures de sécurité et doublez-les de verrous coulissants qui ne peuvent être forcés de l’extérieur. Mettez en un vertical en haut et en bas de chaque porte et un troisième horizontal doublant la serrure) ;
— volets épais munis d’un système d’ouverture et de fermeture manœuvrable de l’intérieur. Un fois clos, renforcez le dispositif d’origine par une barre transversale épaisse en bois ou en acier ;
— sécurisez les petites fenêtres et vasistas (salle de bain, toilettes) par des grilles ou des barreaux solides. N’oubliez pas les ouvertures pratiquées dans la toiture servant à l’éclairage des combles (vélux). Un volet intérieur n’est pas inutile, il protégera de la projection d’objets incendiaires, explosifs ou chimiques ;
— pensez aussi aux conduits de cheminées.

Eau.
Faites en sortes que l’arrivée d’eau soit dans la maison.

Électricité
Même recommandation que pour l’eau. Si vous disposez d’un groupe électrogène, la réserve de carburant doit être à proximité, mais conditionnée en toute sécurité : danger d’inflammation et/ou d’explosion.

Radio
Ayez toujours un poste de radio FM avec des piles de rechange, il vous permettra de savoir ce qui se passe ailleurs.

Extincteurs
Équipez chaque pièce d’un extincteur du modèle approprié aux types de feux susceptibles de s’y déclencher, sans oublier qu’ils peuvent être provoqués par un engin incendiaire lancé de l’extérieur.
Ne les installez pas en hauteur : danger de blessures en cas de chute.
Ils doivent être visibles et d’accès facile en toute circonstances.
Révisés et contrôler régulièrement : tous les deux ou trois ans, voire plus, selon les modèles.

Vivres
Évitez d’entreposer dans votre cave les vivres et les produits ménagers craignant l’humidité : riz, pâtes, farines, légumes secs, biscuits, tous ceux sous forme de poudre (cacao, farine, sucre, sel, lessives) ou dépourvus d’un emballage étanche susceptible de résister à l’eau ; en cas d’inondation, ils seraient perdus. En revanche, les conserves en boîtes métalliques ne risquent pas grand-chose, si ce n’est de perdre leur étiquette. Celles en bocaux de verre sont à proscrire, ce matériau étant trop fragile.
Rangez vos réserves dans des placards du domicile, de préférence dans plusieurs pièces : fractionnement des pertes en cas de destruction partielle du logis. En agissant ainsi, vous limiterez les expéditions dans les profondeurs, sous les décombres ou en plongée pour assurer votre pitance. Toutefois, ne remisez pas les plus pesantes en hauteur (cf. Extincteurs.).

En hiver :
— cheminée ou chauffage d’appoint ne fonctionnant pas à l’électricité, permet de se chauffer et de cuisiner ;
— réserve de combustible (bois, charbon, mazout, gaz) à l’intérieur. Sauf pour le groupe électrogène, préférez le bois ou le charbon, ils ne risquent pas de s’enflammer ou d’exploser à la moindre étincelle ;
— réserve d’eau potable abritée du gel.

Départ précipité
Dans l’hypothèse d’un départ précipité commandé par les évènements, chacun doit toujours disposer d’un sac contenant des équipements de secours, car si vous êtes surpris pendant votre sommeil, il n’est pas pratique de partir pieds nus, en pyjama.
Ces sacs doivent être immédiatement disponibles et faciles à atteindre même dans l’obscurité.
Parfois, la confusion provoquée par les événements sépare les éléments de la famille ou du groupe. Quand dans la précipitation les sacs sont pris au hasard, vous ne serez pas dépourvus du nécessaire si leur contenu est identique. Pourtant, il se posera le problème des tailles de vêtements et des pointures de chaussures propres à chaque individu.  
Type :
— sac à dos, c’est le plus facile à porter par les piétons ;
— sac de voyage ;
— sac genre marin ;
— malle.

Composition :
— vêtements chauds (pantalon autant pour les hommes que pour les femmes) et de pluie ;
— chaussures de marche ;
— sous-vêtements de rechange (dont plusieurs paires de chaussettes) ;
— sac de couchage ;
— trousse de secours ;
— trousse de toilette, sans oublier : papier hygiénique, protections périodiques, éventuellement contraceptifs oraux ;
— réchaud de camping + 1 cartouche de gaz de rechange ;
— eau et vivres pour 48 heures ;
— lampe ;
— papiers d’identité ;
— carte de retraits bancaires et somme d’argent suffisante pour pallier le plus pressé, les distributeurs peuvent être hors service.
Le poids de l’ensemble pèse environ 8 kilos.

Moyens de fuite :
— issues, tunnels d’évasion dissimulés (cf. Séismes.). Sécurisez leurs ouvertures donnant sur l’extérieur comme les portes de votre maison ;
— véhicules (cf. Équiper son véhicule.). Ceux à quatre roues sont difficiles à cacher et vous ne disposerez pas de garage souterrain dont les accès (porte, rampe) seront suffisamment discrets pour échapper aux regards. De plus, les portes de garage sont, en général, faciles à forcer, à bloquer ;
— embarcation (cf. Inondation.).

ÉLIMINATION DES DÉCHETS DOMESTIQUES ET ORGANIQUES
Si vous n’avez pas de tout à l’égout, pensez à l’entretien de votre fosse septique. Les matières biodégradables seront transformées en compost, leur dégradation produisant du méthane, il est judicieux d’installer un dispositif pour le récupérer à fins domestiques. C’est dangereux (risques d’inflammation et/ou d’explosion) et malodorant, ce qui peut vous faire repérer.
Pour les autres déchets, l’incinération sera peut être la seule possibilité, mais les fumées et les odeurs ne sont pas discrètes.
Ceux qui ne peuvent être ni transformés ni brûlés, sont le plus gros problème, soit il y a une décharge à proximité, soit c’est votre terrain qui le devient.

RANDONNÉE OU PROMENADE EN MONTAGNE
En montagne le temps change très vite, il est fréquent de passer de la canicule à la tempête de neige dans une seule journée. En outre, la configuration du sol favorise les chutes provoquant des accidents des membres inférieurs (entorses, fractures) ou aux conséquences plus graves. Une simple promenade peut se transformer en drame à cause de l’ignorance, l’impréparation ou le sous-équipement des protagonistes. Combien partent mal chaussés, insuffisamment vêtus ou en mauvaise condition physique ?

À éviter :
— partir quand le temps est incertain ;
— les vêtements pour salon de thé ou pour cocktail : la robe ou la jupe-fourreau ne permettent pas une grande aisance des jambes.
— les chaussures de tennis ou de basket, elles sont inadaptées à la marche tous terrains, leurs semelles n’accrochent pas assez sur sols glissants ; les sandales à brides (spartiates) ou à trou-trous, elles ne sont bonnes qu’en ville ou à la plage ; les talons hauts ou aiguilles. Si !  Si ! il y a des femmes qui partent en randonnée ainsi chaussées. Hélas, le vaccin contre la bêtise n’existe pas. De toutes façons, même avec les rappels, il serait inopérant sur certaines personnes.
— les progressions en terrains accidentés sans avoir une excellente visibilité (nuit, brouillard).
— les déplacements par temps orageux, surtout dans les espaces dégagés.

À faire
Avant le départ :
— renseignez vous auprès de la station météorologique locale. Attention, les prévisions concernent l’ensemble d’une région ne peuvent tenir compte des aberrations climatiques locales (micro-climat), pour plus de précision prendre avis auprès des autochtones ;
— étudiez et définissez un itinéraire ;
— appréciez les difficultés du parcours en tenant compte de l’aptitude physique de chacun à les affronter ;
— prévenez la famille, les amis, quelqu’un de confiance ou la gendarmerie de votre départ, de la durée théorique de votre absence, des endroits ou éventuellement vous passerez la nuit (bivouac, refuge), remettez un plan de l’itinéraire suivi avec la date et l’heure supposées du retour en comptant large.
Pendant :
— suivez strictement la route prévue, si toutefois vous êtes contraints d’en changer, signalez de façon visible la nouvelle direction en vous identifiant (tas de pierres — cairn — contenant un message) ;
— veillez à la sécurité de tous et de chacun ;
— tenez compte de la fatigue des plus faibles, si nécessaire : ralentissez l’allure, raccourcissez les étapes ou multipliez les haltes pendant la progression.

En cas de modifications importantes des conditions atmosphériques : brouillard, orage, tempête de pluie, de neige ou leurs conséquences, visibilité nulle, foudre, crues, avalanches, éboulis.
Mieux vaut rebrousser chemin quand vous en avez encore la possibilité que de mettre votre vie ou celle des autres en danger par bravade, inconscience, imprudence ou orgueil. Sinon, restez sur place en attendant l’accalmie ou les secours, sauf si vous connaissez parfaitement la région et que le trajet ne comporte aucun passage périlleux. Si le mauvais temps persiste, organisez l’attente en toute sécurité en installant un bivouac.

Dans ce cas :
— faites l’inventaire de la logistique du groupe : vivres, matériels susceptibles d’aider à la construction d’un abri de fortune, moyens de communication et de signalisation, trousse de premiers soins ;
— isolez vous du contact du sol en cas d’orage ou de températures très basses.

À l’arrivée :
— signalez aux personnes ou aux autorités prévenues avant le départ que tout le monde est rentré sain et sauf. Sinon, vous risquez de mobiliser pour rien des équipes et des matériels qui seraient plus utiles à d’autres.

Équipements particuliers
Signification des symboles : • Individuel.  •• Individuel et collectif.
En toutes saisons chacun emporte un sac contenant :
• vêtements chauds ;
• vêtements de pluie ;
•• réchaud,
•• 48 heures de vivres de secours + eau ;
•• trousse de secours ;
•• 1 couverture de survie à faces réfléchissantes ;
• lampe ;
•• boussole ;
•• cartes ;
•• 30 mètres de corde de rappel ;
• une petite bâche ou un poncho : sert à construire un abri, un écran contre le vent ou à s’isoler du sol pendant les haltes volontaires ou forcées.

Lorsqu’il y a risque brutal de chutes de température et l’hiver, par précaution on rajoute :
• 1 paire de gants ;
• 1 veste garnie de duvet ;
• 1 paire de chaussons garnis de duvet.
Ils permettront de lutter efficacement contre le froid, si pour de multiples raisons vous êtes obligés de vous arrêter durant une longue période.

EN CAS D’ACCIDENT
La présence d’un secouriste ou d’un médecin dans le groupe n’est pas un gage de sécurité. Si c’est lui la victime et que de surcroît il est inconscient…

L’intervention des secours n’est possible que s’ils connaissent l’existence de personnes en danger : où, combien, quel est le péril, y a t’il des blessés, quelles sont leurs lésions. Donc, elles doivent se signaler et pouvoir donner tous renseignements utiles, afin de définir les moyens à mettre en œuvre.

COMMENT ?
Les appareils de radio émetteurs-récepteurs portatifs et les téléphones portables sont très utiles pour appeler des secours, mais il ne faut pas en user à tout propos et mal à propos ; ne le faire qu’en cas d’absolue nécessité : personne non ambulatoire (incapable de se déplacer par ses propres moyens) ou dont la vie est réellement en danger.

Appeler à l’aide n’est pas suffisant, il faut aussi être en mesure d’indiquer précisément sa position, d’où l’intérêt de savoir parfaitement lire une carte et que les coordonnées géographiques n’aient plus de secrets pour l’utilisateur. Les personnes peu familières des subtilités de la navigation terrestre pourront utiliser un G. P. S. (Global. Positioning. System.). C’est un boîtier de la taille d’une calculette qui donne, en quelques secondes, par l’intermédiaire des satellites, la position de celui qui le met en œuvre, avec une précision de quelques mètres. Malheureusement, sont prix ne le met pas à portée de toutes les bourses.

Parfois, on dispose d’une balise de détresse ou de repérage de type Argos. Ce genre de balise signale uniquement le besoin de secours et la position, elle ne permet pas de communiquer.

Ne la déclencher que pour la bonne cause.


De plus, il est indispensable d’être vu de loin ; des moyens de repérage seront installés le plus rapidement possible (panneaux de couleurs vives ou contrastant avec celle du sol, feu, lampe stroboscopique) et d’autres activés à l’arrivée des secours (fumigène, fusée éclairante).

L’EAU
Elle est indispensable à la vie et vous veillerez à ne pas en manquer.

L’importance stratégique de l’eau en fait une arme redoutable entre des mains malintentionnées. Si elles prennent possession des réserves urbaines, elles peuvent exercer les pires chantages sur les populations (rationnement, ajout de substances toxiques : hallucinogènes, poisons) et ainsi les contrôler. Pour vous en convaincre, considérez le prix parfois exorbitant que fixent les compagnies qui ont le monopole de la distribution de l’eau. Les réseaux de distribution sont susceptibles d’être contaminés, pollués par la nature ou par l’homme.

À moins d’avoir sa propre nappe phréatique, les domiciles peuvent ne plus être alimentés en eau courante potable. Par conséquent, il est prudent de se constituer des réserves et de se munir de récipients pour en recueillir ailleurs et la transporter.

Où trouver de l’eau :  
— eau de pluie ou de fonte (neige ou glace) ;
— étangs, lacs, mares, trous et cours d’eau, puits, sources, fontaines, robinets publiques, citernes.

L’eau des piscines n’est pas recommandée pour l’alimentation, car trop chlorée ou polluée.
La possession d’une pompe est très utile pour atteindre l’eau profonde, à condition d’avoir un tuyau assez long.

Les eaux dont on ne connaît pas parfaitement les qualités sanitaires ni l’origine doivent être impérativement stérilisées avant consommation, plus particulièrement celles qui ont stagné et celles provenant de cours d’eau à faible débit : pollution chimique, bactériologique ou irradiation.

Les points d’eau sont dangereux, ce sont des lieux privilégiés pour monter des embuscades qui font de nombreuses victimes. Non seulement il faut se les disputer entre hommes, à moins d’accords hypothétiques, mais aussi avec les animaux ; ces derniers ajoutant des dangers supplémentaires : contamination par souillure, agressions.

LES EAUX USÉES
— recyclage.

LA NOURRITURE
Cet en ville que sa disparition se remarque le plus rapidement, et pourtant…
Lorsque les réserves ou les points d’approvisionnement de nourriture sont épuisés, il est possible d’en trouver et de s’en procurer par des moyen ou dans des endroits inattendus.

En ville
Nourriture animale
Les jardins, squares, plans et cours d’eau privés ou publics et parcs animaliers hébergent une foule d’animaux :
— lapins, écureuils, hérissons ;
— oiseaux (pigeons, moineaux, canards) ;
— poissons ;
— batraciens ;
— reptiles.
Auxquels on peut rajouter les animaux domestiques : quand sa propre vie est en cause, il ne faut pas trop faire preuve d’excès de sensiblerie.
— chiens ;
— chats ;
— chevaux, dans les centres hippiques.

Et d’autres encore, moins courants qui malgré la répulsion qu’ils inspirent, sont parfaitement comestibles.
— rats, dont la chair est riche en vitamine C, contrairement au lapin ;
— serpents.

À propos des distributions de vivres par les pouvoirs publiques, ne pas oublier de s’y rendre car si on connaît votre existence, vous serez remarqués par votre absence et on en déduira que si vous ne venez pas, c’est parce que vous avez tout ce qu’il faut, donc vous avez du bien, dans ces situations, mieux vaut ne pas susciter les convoitises. En plus ces distributions, aussi chiches soient-elles, vous feront économiser vos réserves… N’y allez pas en voiture de luxe et en manteau de fourrure, comme on en voit aux restos du cœur.

LES PRÉDATEURS

ANIMAUX LIBÉRÉS DES ZOOS
Grands félins, loups, ours et autres dangereux. S’il y a peu de chances d’en rencontrer, il faut y penser.

CHIENS
En France, il y a 7 à 8 millions de chiens domestiques. En l’absence de leur maître, ils devront rechercher eux-mêmes leur nourriture et retourneront à l’état sauvage en reconstituant des meutes. Ces chiens sont très dangereux car ils ne craignent pas l’homme ; ceux qui ont été dressés à l’attaque et pour la défense (Dobermann, bergers allemands, molosses, Rothweiler) ou à des fins criminelles (pittbulls), le sont encore plus.


HOMMES
Évitez les lieux clos accueillant du public en grand nombre : salles de spectacle, stades, grands magasins, restaurants.

Agissant seul :
— individu sans scrupules prêt à tout ;
— personne corrompue dont la mission et le devoir est de protéger les populations : policier, gendarme, militaire et représentant d’autres institutions officielles se dissimulant sous l’uniforme, leurs qualité ou leur titre professionnel, ou personne usurpant titre ou fonction afin d’endormir votre méfiance ;
— vos voisins, vos amis. Soyez vigilants, car à situation exceptionnelle : comportement exceptionnel. Vous pouvez avoir suscité leur jalousie et ils saisiront la moindre opportunité pour profiter de vous ou pire, vous nuire. Pendant la Seconde Guerre mondiale, combien furent dénoncer « anonymement » pour la récompense, dans l’espoir de s’approprier les biens de la victime, ou se débarrasser de l’épouse ou du mari gênants ?

Agissant en groupe :
— civils en bandes armées ;
— soldats ;
— policiers.


Dernière édition par Arminius von Teutoburg le Lun 15 Déc - 9:14, édité 2 fois
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nelhem



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MessageSujet: Re: Petit sujet de réflexion.   Dim 14 Déc - 23:30

Le recensement des arretes de catastrophes naturelles permet d'etablir une geolocalisation de ces risques sur le territoire Français.
Le site suivant :
http://www.georisques.gouv.fr
est plutot bien fourni et la carte interactive est particulierement bien faite je trouve.

Sinon, on peut egalement ajouter au chapitre 2.1 differents risques industriels. L'attention se porte naturellement sur le risque nucleaire qui peut vitrifier un pays entier voir deblayer la planete à partir d'un seul site defaillant. Mais, nous avons tous dans nos environnements plus ou moins proches des usines dites Seveso (du nom d'une catastrophe chimique survenue en Italie, cf http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Catastrophe_de_Seveso ).

Cartographie : https://i.servimg.com/u/f20/14/00/74/96/h4indu10.gif

Ayant deja eu acces à certains de ces sites Seveso mais egalement à un site nucleaire, je suis assez inquiet du niveau de protection des Seveso, notamment contre les actes de malveillance.

En comparaison, le site nucleaire auquel j'ai eu acces (pas une centrale) m'est apparu vachement plus securisé (jamais suffisant...).

L'etat de catastrophe technologique a été reconnu une seule fois par le gouvernement, à ma connaissance, pour l'explosion de l'usine azf.

Je m'interroge egalement sur un autre phenomene qui est les vagues de chaleur. Ill me semble que que la canicule de 2003 ou 2004 est le deuxieme evenement naturel le plus meurtrier en France de tous les temps (genre 15000 morts), le premier etant je crois l'eruption qui a rasé Saint-pierre en Martinique. Qu'est ce qu'on peut y faire ? Est ce qu un phenomene encore plus intense qu'il y a dix ans pourrait engendrer une spirale de catastrophe (chaleur->secheresse>-perte de recoltes et stocks->famines->emeutes=>chaos generalisé) ?

En 1783, l'eruption d'un volcan en Islande et son nuage consecutif ont provoqué une famine généralisée en Europe dans les annees qui suivirent. Six ans apres l'eruption, revolution française, les gens à la base voulaient du pain...
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Arminius von Teutoburg



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MessageSujet: Re: Petit sujet de réflexion.   Lun 15 Déc - 8:06

Mon propos n'est pas de tout recenser.

Ne pas oublier la sécheresse de 1976, à l'époque on ne su pas s'il y eut beaucoup de morts, on en parla pas. En 2003, il s'était créer beaucoup de maisons de retraite, de qualités variables, pendant ces presque quarante ans. Les décès survenus furent plus dus à l'impréparation de certains établissements qui fonctionnent à flux tendus (c'est normal par manque de place) et qui ne purent réagir, ou tardivement. Avec aussi les défauts techniques des installations, des approvisionnements (qui fait les commandes en urgence et quels délais de livraisons sachant qu'il y a une demande général sur le territoire ?). De surcroît les particuliers ont les mêmes soucis, les personnes âgées seules sont peu ou pas surveillées, encore faut-il qu'elles l'acceptent.

Les conséquences des perturbations climatiques dues aux volcans ont une ampleur hélas pas toujours prévisibles sur l'agriculture locale ou globale. L'éruption du Mont Saint Helens le 18 mai 1980, provoqua deux hivers rigoureux en Europe en 1984-1985 et 1985-1986. On peut remonter au Krakatoa en 1883, au Vésuve en 79, Santorin vers 1600 av.-J.C., etc. On ne sait pas tout sur l'après.

C'est vrai que l'irruption islandaise du Laki de juin 1783 à février 1784 perturba les récoltes en Europe. En France, le système des octrois avec ses taxes d'entrée et de sortie ne permettait pas aux marchandises de circuler librement entre provinces, aggravant les difficultés des régions défavorisées. Ce n'est certainement pas le facteur déclencheur mais il y contribua. La Révolution à des causes beaucoup plus profondes, contrairement à la légende galvaudée depuis, ce n'est pas un une insurrection populaire : le peuple servit d'instrument à la bourgeoisie oligarque qui voulait les privilèges de la noblesse, dont la ruine commença sous Louis XIV. Ce n'est pas le lieu, ni le moment de faire un cours d'histoire.
Aujourd'hui ça poserait un problème plus sérieux, en 1790 la population de la France était de 29 millions, dont 6 millions de ruraux (20%), à présent elle est de plus du double avec seulement 3,3 % agricole. Ceux-là mêmes qui nous obligèrent à nous gaver de DDT et autres pesticides pendant des décennies, à qui maintenant on veut imposer de nous nourrir avec des OGM en plus du reste. De surcroît ont leur vole leurs tracteurs.

Nous ne sommes à l'abri d'aucun risque de quelque nature qu'il soit. L'essentiel est d'identifier l'urgence par rapport à nous-mêmes, là où nous vivons et d'en limiter les effets. En gardant à l'esprit que ce n'est pas en interdisant l'orage qu'on empêche la pluie.
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nelhem



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MessageSujet: Re: Petit sujet de réflexion.   Lun 15 Déc - 15:40

Arminius von Teutoburg a écrit:
Mon propos n'est pas de tout recenser.

Le mien n'est pas de chercher à compléter ton manuscrit personnel, juste apporter une information supplémentaire pour les lecteurs du forum, notamment pour identifier les risques présents dans leur environnement proche.

Pour revenir sur l'éruption du Laki, la famine qui s'en est suivie, et la revolution française, les catastrophes étaient déjà surement exploitées à l'époque pour controler les masses populaires placées sous tension par des besoins vitaux non satisfaits.
La stratégie du choc de Friedman, version pré-républicaine...
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Arminius von Teutoburg



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MessageSujet: Re: Petit sujet de réflexion.   Lun 15 Déc - 16:08

Mais je n'en disconviens pas, le titre n'est-il pas : Petit sujet de réflexion ? C'est bien pour ouvrir le débat pour que chacun apporte sa pierre à l'édifice en montrant d'autres aspects.
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Ktulu



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MessageSujet: Re: Petit sujet de réflexion.   Mar 16 Déc - 7:50

Petit sujet ?! Razz
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lucas

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MessageSujet: Re: Petit sujet de réflexion.   Mar 16 Déc - 8:12

l existe différents types de prédateurs, on peut d’emblée identifier deux catégories :

Prédateurs de « processus » et prédateurs de « ressource »

Le prédateur de processus est intéressé par l’acte en lui même, il tire satisfaction de l’acte, alors que le prédateur de ressource lui recherche l’acquisition d’un bien.

Bien entendu tout n’est pas noir ou blanc, on peut être un peu de l’un, un peu de l’autre, à différents niveaux.

Les prédateurs de ressources sont principalement :

Cambrioleurs
Voleurs ( à la tire, roulotte, etc..)
Arnaqueurs

Les prédateurs de processus quand à eux :

Violeurs
Voyeurs
Certaines catégories de Meurtriers
Délinquant psychologiques ( ex : Harcèlement, Domination )

Ces catégories et leurs ensembles, comportent bien entendus des sous ensembles avec un fonctionnement et des particularités propres à chaque profils. Il est toujours remarquable de voir que bien que tous « indépendants » les un des autres dans leur développement, les prédateurs partagent tous « instinctivement » les mêmes mécanismes partout dans le monde.

La connaissance de ces mécanismes apporte des stratégies de contre-sélection, permettant de devenir non-intéressant à l’oeil de ces prédateurs augmentant drastiquement votre pourcentage de sécurité.

_________________
Il reste toujours des solutions jusqu’à ce qu’on abandonne
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Petit sujet de réflexion.
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